Les difficultés d’obtention de rendez-vous avec un ophtalmologiste 

Une réalité qui met en danger la santé visuelle de vos enfants.


KRYS GROUP PUBLIE SON OBSERVATOIRE DE LA VUE 2017*.

Dans le cadre de ce nouveau baromètre, KRYS GROUP s’est concentré sur la prise en charge de la santé visuelle des enfants de moins de 10 ans. Un constat de départ : aujourd’hui près d’1 parent sur 3 (30%) est confronté à des problèmes de vue pour leur enfant.

Fidèle à sa mission d’acteur engagé dans la santé visuelle, KRYS GROUP lance une alerte, à travers cet observatoire, sur les difficultés de la prise en charge de la santé visuelle de l’enfant, quand des délais de prise en charge trop longs et le manque d’ophtalmologistes impactent la santé visuelle de l’enfant.

Pour ces mêmes enfants, la précocité du diagnostic et de la prise en charge conditionnent les chances d’obtenir leur bonne santé visuelle.

 

Etat des lieux : la santé visuelle des enfants en 2017.

La prévalence des problèmes de vue chez l’enfant** est en légère augmentation (+ 3 %) en 2017 par rapport à l’édition 2016. Si l’on regarde les chiffres de plus près, c’est la myopie qui semble augmenter le plus : 13 % des enfants de 4 à 10 ans en sont atteints alors qu’ils n’étaient que 10% en 2016. Cette observation va dans le sens des études existantes et sera précisée pour la France par l’étude épidémiologique que mène KRYS GROUP avec le CHU de Poitiers et le professeur Nicolas LEVIEZEL.

La cause de cette augmentation ? « La baisse du temps passé à l’extérieur, la sursollicitation de la vision de près provoquée par nos nouveaux modes de consommation des écrans :tablettes, télévision, smartphones » constate Patrice Camacho, Directeur santé et réglementation de KRYS GROUP.

« Aujourd’hui, les enfants de 3 à 10 ans sont déjà des utilisateurs multi-écrans et utilisent en moyenne 2, 4 écrans (et 2,6 chez les enfants ayant un problème de vue). Ils passent d’ailleurs près de 2 heures par jour devant les écrans (1H54) », poursuit-il.

Il ressort également que le diagnostic intervient tardivement, peu avant l’entrée en école primaire et l’apprentissage de la lecture, à l’âge de 4 ans et 5 mois en moyenne et parfois même encore plus tard puisque 1 enfant sur 5 a été diagnostiqué au moins un an après sa première visite chez l’ophtalmologiste.

 

 

Accès aux soins ophtalmologiques : des délais de rendez-vous qui aggravent la santé visuelle de l’enfant

Globalement, les parents sont majoritairement satisfaits de la prise en charge de leur enfant par l’ophtalmologiste puisque 88% d’entre eux apprécient la qualité du suivi.

En revanche, seulement 39% des parents sont satisfaits des délais pour obtenir un rendez-vous chez ce professionnel de santé et près de 2 parents sur 3 estiment qu’il est compliqué voire très compliqué d’obtenir un rendez-vous.

En effet, l’étude fait ressortir un délai d’attente moyen pour un rendez-vous chez l’ophtalmologiste de 138 jours pour un enfant (4,6 mois), soit 53 jours de plus que pour l’ensemble des porteurs***.

Ce délai varie fortement selon le lieu de résidence : dans les zones rurales, il atteint en moyenne 4,8 mois alors qu’il n’est que de 3,5 mois dans l’agglomération parisienne. Enfin, pour près d’un parent sur 5, il peut excéder 6 mois. Des délais inacceptables pour près de 2 parents sur 3 (63%), qui font inévitablement perdre des chances de récupération à l’enfant.

Par ailleurs, la distance parcourue pour rencontrer un ophtalmologiste varie également selon le lieu de résidence : si la moyenne relevée par l’observatoire est de 19 km, la distance va s’allonger en fonction de la taille de la ville :

  • 9,2 km en agglomération parisienne
  • 12,1 km dans une agglomération de plus de 100 000 habitants
  • 20,1 km dans une agglomération de moins de 20 000 habitants
  • 31,5 km en zone rurale

 

Ces résultats reflètent la réalité sans appel du manque d’ophtalmologistes en France et ses nombreuses disparités départementales.

« Cet observatoire fait ressortir la situation alarmante de la prise en charge de la santé visuelle des enfants. Il est urgent que les pouvoirs publics se mobilisent en concertation avec les acteurs de la filière visuelle pour une réforme générale de ce système, notamment pour permettre aux ophtalmologistes de dégager du temps médical pour une meilleure prise en charge des enfants. C’est une inquiétude de la grande majorité des parents (94%) et il est temps de les entendre. Dans ce contexte, nous suggérons aux pouvoirs publics de valoriser les consultations des enfants de moins de 6 ans, comme c’est le cas pour les consultations de médecine générale. » conclut Patrice Camacho.

 

 

 * Etude menée en lien avec l’IPSOS du 5 au 15 Septembre 2017 auprès de 1005 parents d’enfants âgés de 3 à 10 ans.

** Chez l’enfant de 4 à 10 ans

***Selon une étude nationale pour le Groupe Point Vision réalisée par Yssup Research publiée en février 2016

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