Audition des candidats à l’élection régionale en Île-de-France : 1er débat sur le thème de la mobilité, des modes de vie et de la transition écologique

Mardi 4 mai 2021 de 18h à 20h

En présence de Mmes AUTAIN, PECRESSE et PULVAR, MM BARDELLA, BAYOU et SAINT-MARTIN

Ce mardi 4 mai de 18h à 20h, le Forum Vies Mobiles et La Fabrique Écologique organisent une audition des têtes de liste à l’élection régionale en Ile-de-France sur la thématique « mobilité, modes de vie et transition écologique » à suivre en direct sur internet.

La mobilité, qui est au cœur des compétences de la Région, occupe une place centrale dans les modes de vie contemporains, a fortiori en Ile-de-France où les habitudes ont été particulièrement bouleversées par la crise sanitaire. L’immobilité est désormais prescrite autant que possible et le télétravail s’est imposé à une partie significative des Franciliennes et Franciliens qui sont de plus en plus nombreux à s’interroger sur les conditions de vie dans la région. Cette élection régionale peut marquer un tournant dans la manière de penser le futur du territoire. 

Mmes AUTAIN, PECRESSE et PULVAR, MM BARDELLA, BAYOU et SAINT MARTIN exposeront leurs propositions et leurs visions du futur du territoire aux regards des défis à relever pour qu’il fasse bon vivre dans la région et de façon durable et répondront aux questions des directeurs du Forum Vies Mobiles et de la Fabrique Écologique : S. LANDRIEVE, C. GAY et G. GUIBERT.

L’événement sera diffusé en direct en ligne.

La rencontre se tiendra à la Cité Fertile à Pantin mais le lieu n’accueillera pas de public en raison des contraintes sanitaires.

L’inscription est gratuite mais obligatoire en suivant ce lien.

Quels sont les grands enjeux de cette audition ?

Le modèle du territoire francilien en questionSi le dynamisme et la richesse de l’Ile-de-France se sont appuyés sur le développement d’un des réseaux de transports collectifs les plus denses d’Europe[1], la région connaît de longue date une situation de saturation chronique de ses infrastructures routières et de transports et de pollution atmosphérique importante[2]. Le défi est désormais d’éviter que la croissance métropolitaine et la course à la désaturation qui s’en suit ne dégradent les conditions de vie dans la Région et ne tournent au « dysfonctionnement généralisé », comme le craignent certains élus[3].
Le contexte d’urgence climatique et de crise sanitaire peut-il être l’occasion d’infléchir, voire de repenser le modèle du territoire francilien ?

La Région Ile-de-France ne doit-elle pas appréhender plus globalement les enjeux de la mobilité ?Les efforts réalisés pour réduire l’usage de la voiture au bénéfice des transports collectifs et des modes actifs ont permis de faire baisser la part de la voiture entre 2010 et 2018 à Paris et en petite couronne. Aujourd’hui la région peut se féliciter que 85% des déplacements[4] y soient réalisés avec des modes alternatifs à la voiture individuelle (TC, vélo[5], marche). Mais 2/3 des déplacements se font en périphérie et ces flux multipolarisés en petite et en grande couronnes, sans alternative efficace[6], sont largement dominés par la voiture.
Quelle nouvelle approche des questions de mobilité, articulant aménagement du territoire, développement économique, santé, emploi et transports urbains et régionaux, la région la plus riche de France peut-elle déployer ?

L’allongement des distances des déplacements peut-il être compatible avec les aspirations des Franciliens ?Bien que les politiques publiques portent l’ambition d’un développement équilibré et polycentrique du territoire, on continuait, jusqu’à la crise sanitaire, à se déplacer toujours plus en Ile-de-France. La concentration des emplois à Paris et en petite couronne et les difficultés d’accès au logement ont conduit à une véritable dissociation entre les « territoires de l’emploi » et les « territoires de main d’œuvre »[7]. Le déploiement massif du télétravail pendant la crise sanitaire paraît offrir de nouvelles possibilités pour les habitants : réduire la fréquence de leurs déplacements domicile-travail, pouvoir les désynchroniser, voire aller s’installer dans une autre région[8].En 2018, près d’1 francilien sur 2 déclarait en effet vouloir dans l’idéal quitter la région[9], notamment à cause des temps de transport et du stress imposés par le rythme francilien. Le désir de déployer ses activités quotidiennes en plus grande proximité et de mieux maîtriser son rythme de vie n’a jamais été aussi fort[10].
Comment répondre efficacement aux aspirations des Franciliens ?

La Région ne doit-elle pas chercher à réduire le volume des déplacements carbonés ?La Région Ile-de-France a adopté l’objectif de la neutralité carbone à l’horizon 2050[11]. Elle déploie des moyens ambitieux et qualitatifs pour développer des alternatives à la voiture individuelle, avec la logique de massification des déplacements et via des investissements dans les innovations technologiques : Grand Paris Express, location de vélos longue durée (Véligo), aide au financement de véhicules électriques, navettes autonomes[12], voire projets de taxis volants…
Pour autant, ne faut-il pas chercher aussi à maîtriser l’augmentation du volume des déplacements[13], voire à réduire ce dernier ? 

Alors que la crise sanitaire opère un bouleversement complet de nos habitudes et de nos valeurs en matière de mobilité[14], cette élection régionale marque un tournant et cette audition est l’occasion pour les candidats d’exprimer leurs visions de la place qu’occuperont les déplacements à l’avenir dans les modes de vie des Franciliens, dans une perspective de transition écologique et de prise en compte de leurs aspirations.


[1] Institut Paris Région, Comparaison de réseaux mass transit francilien et internationaux, 2018[2] La Fabrique Ecologique, Quelles mesures pour mieux respirer ? La lutte contre la pollution atmosphérique dans les agglomérations, décembre 2015[3] Propositions des élus du Forum métropolitain du Grand Paris pour des mobilités durables, intelligentes et optimisées à l’horizon 2030 en Île-de-France, mars 2018[4]  GT H2020-Île-de-France Mobilités-OMNIL-DRIEA / Résultats 2018[5] La Fabrique Ecologique, Vive le vélo ! Une politique publique ambitieuse pour la petite reine, décembre 2017[6] L’avenir des mobilités en Ile-de-France, Plan d’urgence pour la Grande Couronne, février 2021   [7]  J. Lorthiois, H. Smit, Les écueils du Grand Paris Express, juin 2019[8] Institut Paris Région,  «Si loin, si proche… Ils ont quitté l’Île-de-France mais y ont gardé leur emploi », mars 2021[9] Forum Vies Mobiles, Enquête sur l’aspiration à quitter l’Ile-de-France, 2018[10] Forum Vies Mobiles, Enquête internationale – Aspirations liées à la mobilité et aux modes de vie,  2016[11]  Stratégie énergie-climat de la Région Ile-de-France, 2018[12] La Fabrique Ecologique, Le véhicule autonome : quel rôle dans la transition écologique des mobilités, mars 2021[13] Forum Vies Mobiles, Réduire l’empreinte carbone de la mobilité, quelles politiques en France ?, octobre 2020[14] Forum Vies Mobiles, La crise rend possible une réinvention radicale de nos mobilités, Les Echos, avril 2020

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